COURS en AUTO IDENTIFICATION


La Pensée Discursive est une Maladie

Pourquoi penser ?

La personne s'approprie objectivement le corps devant elle et rationalise le refoulement du sentiment d'insécurité correspondant. Mais cette identification n'est jamais complète parce que le corps est en changement continu. Et il y a activité mentale en proportion avec le lien.

Comment la pensée fonctionne ?

La personne dit posséder un corps qui perçoit cinq sens. Chacun de ces sens a ses propres limites, soit une gamme dynamique en réponse aux stimuli. Ces informations sensorielles sont converties en signaux électriques puis retransmisent via le système nerveux au cerveau. Le cerveau traite donc une information déjà manipulée et le processus de prise de conscience prend environ une demi seconde (t=500ms).

Le cerveau est en réaction APRÈS les faits présumés existants à t=0,
et est incapable d'accéder directement à l'instant t=0. La personne présume que l'instantanée "temps réel" doit être "la cause de LA RÉALITÉ ". Mais "LA RÉALITÉ" présumée à t=0 n'est qu'une hypothèse imaginée APRÈS le fait supposé. Le cerveau est obligé de fonctionner APRÈS la réalité qu'il suppose, il fonctionne obligatoirement dans un monde irréel, et ce, selon sa propre logique et règles.
(Voir: La Décision est AVANT le Décideur).

La représentation que l'esprit se fait du monde extérieure se fonde obligatoirement sur des faits passés, limités, modifiés, partiels, mentalement spéculés, non prouvés et invérifiables.
Tout est construit sur du passé et avec du passé. Pas de passé, pas d'activité mentale. Le passé est la matière première et exclusive du mental. Même l'avenir est dans le passé inéluctable du mental. C'est par la mémoire seulement que le mental s'active. Alphabet, mots, idées, concepts: la pensée utilisent des symboles pour expliquer d'autres symboles. Tous issus du passé et de ce fait imaginaires et purement symboliques.
D'où vient ce passé, cette mémoire ?
 

Qui pense ?

La mémoire personnelle est une banque de "J'ai expérimenté ceci et cela". La personne s'approprie une expérience terminée et en fait une propriété privée sous la forme d'une mémoire personnalisée. Mais la mémoire personnelle n'a rien de personnel, parce que la perception du monde extérieure n'est que du symbolisme impersonnel, de même que toute pensée ou activité mentale. Il s'agit d'évènements où le sujet et ses objets sont identiques. La pensée incorpore le penseur et elle fonctionne par mémoire qui n'est ni collective, ni personnelle. La mémoire fonctionne par association et l'ensemble de ces associations se rapporte au "JE", et ce "JE" est nécessairement la racine de toute pensée.
(Voir : Ego)

Conclusion

Nous devons conclure que la pensée, le mental, l'esprit, la mémoire et l'imagination sont des modes de manifestation du phénomène de symbolisation issus du "JE".

Les effets dévastateurs

La personne faussement identifiée est prise dans un tourbillon d'activité mentale qui la tourmente sans pitié. Elle se leurre avec des idées qui ne sont que des concepts symboliques. Penser devient une servitude à une identité qui n'existe pas. C'est une forme de drogue afin de satisfaire une fausse identité.
La pensée discursive interfère avec "ÊTRE", et c'est ce qui en fait "une maladie" à part entière.

Exemple A :

L'individu naît :
La naissance lui est involontaire.
L'héritage génétique lui est involontaire.
La nature lui est involontaire.
Le corps lui est involontaire.
Le nom assigné lui est involontaire.
La famille lui est involontaire.
La patrie lui est involontaire.
L'environnement lui est involontaire.
La société lui est involontaire.
L'univers lui est involontaire.
Les lois lui sont involontaires.
Le conditionnement social lui est involontaire.
Les circonstances lui sont involontaires.
Les pensées et les sentiments lui sont involontaires.
L'existence lui est involontaire.
Comment cet individu peut-il penser assumer une quelconque responsabilité ?
La personne s'identifie, ignore ce problème, fabule et devient responsable.
Elle dissimule cette fausse identité en se mêlant des affaires des autres : un ego.

L'individu sage se mêle de ses affaires, admet les faits et règle son problème.

Exemple B :

La personne se dit. "Je suis un corps" et elle le croît. Mais pour être un corps il faut le posséder, et la personne est incapable de démontrer qu'elle est propriétaire du corps devant elle. Ce corps lui est plutôt involontaire et au-delà de toute prétention de propriété. Par conséquent, toute idée de posséder ou d'être un corps est imaginaire. L'individu est simplement conscient d'un corps qui apparaît devant lui. Il est essentiel de saisir l'impossibilité d'être EN TOUT OU EN PARTIE un objet. Être c'est " ÊTRE 100% ". Impossible de faire un compromis avec ça. Il est insensé d'être une partie de soi.

Conclusion :

Il est impossible de comprendre les situations et les évènements MIEUX que ce que nous croyons être notre propre identité. Une personne qui se déclare "scientifique" ne peut comprendre mieux que sa science, etc.. Le champ de compréhension est relatif à l'identification.

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